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♪ UTOPIAE ♪ 03/09/2017


 
α¢ησℓσgια - アクノロギア Akunorogia
 
Acnologia est un humain ayant acquit des pouvoirs de Dragon Slayer, qui se laissa consumer par eux et devint un véritable dragon. Désormais capable de changer de forme à volonté, il sème désespoir et mort sur son passage. Connu comme étant le Dragon de l'Apocalypse, le Roi des Dragons ou bien même encore le Dragon de la Magie, même Zeref le craint et respecte sa puissance destructrice. Un seul de ses rugissements suffit à faire disparaître une île de la carte. Son bras gauche lui a été arraché au cours d'un combat contre Igneel, le Dragon de Feu, combat duquel il est sortit vainqueur sans difficultés en exterminant son adversaire.
 
 
Communautéυтσριαє
 


Chefsвℓуѕησтн ⤳ ѕкуяιм
            - gυтѕ ⤳ вєяѕєяк
 


Membresα¢ησℓσgια ⤳ ƒαιяу тαιℓ

♪ BIENVENUE ♪ 20/05/2013

♪ BIENVENUE ♪
Parce que putain, Zerefu il pète la classe.
♪ BIENVENUE ♪

 Diabolique 

_ Fandom --> One Piece
_ L'Amour. Un mot composé de seulement cinq petites lettres, mais une émotion si compliquée à exprimer. C'est ce que vont découvrir les habitants d'un bateau bien connu du monde de la piraterie.
_ Luffy x Nami - Zoro x Sanji
♪ BIENVENUE ♪
 Prisonnières 

_ Fandom --> Fairy Tail
_ Deux femmes. Deux femmes inconnues du monde extérieur. L'une prisonnière de sa tour de jais, gardée par des hordes de monstres, l'autre, prisonnière d'une tour en construction, gardée par des fanatiques d'un monstre noir. Deux inconnues reliées par le destin ; seules, chacune de leur côté tenteront de s'évader ; réunies, elles anéantiront leurs pires cauchemars. Parfois il suffit d'un coup de pouce pour faire tomber toute une civilisation. C'est l'histoire de deux femmes, reliées sans même le savoir ; l'histoire de Lucy & Erza ..
_ Natsu x Lucy - Erza x Mirajane - Luxus x Fried - Gajeel x Levy
♪ BIENVENUE ♪
 Cupidon 

_ Fandom --> Soul Eater
_ Un simple mission ? Non. Plutôt une reconversion d'un directeur en entremetteur diabolique.
_ Soul x Maka - Black Star x Tsubaki - Kid x Crona
♪ BIENVENUE ♪
 Diablesse 

_ Fandom --> Inspirée de "Angel" de L.A Weatherly
_ Notre monde. Notre époque. Une ville humaine, pleine d'êtres vivants. Il y a toujours un diable quelque part, ce diable c'était Elle. [ Prochain résumé à venir, c'est en fait la première version de cette merde. ]
_ Oc x Oc
♪ BIENVENUE ♪
 Into the Game 

_ Fandom --> Fairy Tail
_ Un frère et sa s½ur. Histoire banale certes, mais histoire divergente selon le point de vue. Un frère et sa s½ur jouant au même jeu vidéo sans le savoir, qu'adviendrait-il d'eux si leurs personnages virtuels venaient à se rencontrer in game ?
_ Natsu x Lucy { Inceste }
♪ BIENVENUE ♪

 The Beast&the Prince 

_ Fandom --> One Piece
_ Des créatures marines aux créatures terrestres, une loi simple : Aucun contact ne sera toléré. Il suffit parfois d'un simple toucher, pour faire basculer une vie entière.
_ Zoro x Sanji
♪ BIENVENUE ♪
 Émotions&Sensations 

_ Fandom --> One Piece
_ Une tension. Puis un rêve. Parfois de simples pensées refoulées. Mais une chose est sûre, il n'aurait jamais du accepter ce rendez-vous.
_ Zoro x Sanji
♪ BIENVENUE ♪
 Déclaration&Quiproquo 
[ Commande ]

_ Fandom --> One Piece
_ Entre vacances et bals, ce n'est pas si simple de déclarer sa flamme à un homme pris par les obligations.
_ Ace x Oc
♪ BIENVENUE ♪
Vagabond 

_ Fandom --> Fairy Tail
_ One-Shot pour le thème 'Voyage' de FairyMonths
_ Gérald x Erza
♪ BIENVENUE ♪
Rencontre à la Paris Games Week

_ Fandom --> Fairy Tail
_ One Shot pour le projet de FairyTube
_ Depuis près d'une année entière, je regardais régulièrement des vidéos sur le site bien connu de Youtube. En effet, j'avais récemment découvert un tout nouveau gamer - qui avait beaucoup de talent. Je sais juste son nom - Luxus - bien qu'il se fasse appeler Raijinshu. Un beau jour, il a proposé un concours pour gagner des places pour la grande Paris Games Week, mon rêve depuis que je sais écouter et voguer sur le net ! J'y ai évidemment participé, aujourd'hui j'attend impatiemment les résultats.
_ Luxus x Mirajane
♪ BIENVENUE ♪
Voltige du C½ur 
_ Fandom --> One Piece
_ Début d'écrit pour un concours
_ Un cirque. Un voltigeur. Tout le monde se bat pour obtenir le c½ur du directeur depuis qu'il est apparu. Depuis tout ce temps, il y a quelqu'un à ses côtés, quelqu'un qui partage sa vie et son lit en secret. Ce quelqu'un, c'est moi.
_ Ace x Luffy
♪ BIENVENUE ♪
 Esprit Prisonnier 

_ Fandom --> Fairy Tail
_ Ficlet
_ Et si Aquarius n'avait pas disparue dans le monde des esprits, mais si elle était restée dans l'esprit de Lucy pour la protéger de toutes douleurs ?
_ Centré sur Aquarius - Mention de Natsu x Lucy
♪ BIENVENUE ♪
 Peur 

_ Fandom --> Fairy Tail
_ Ficlet
_ La peur d'être abandonné est violente, d'autant plus quand on est un jeune Exceed perdu.
_ Centré sur Happy - Mention de Natsu x Lucy
♪ BIENVENUE ♪

╚> Je participe aux FairyGames
╚> J'écris pour le projet de FairyTube
ಌ R.E.P.E.R.T.O.I.R.E.S
ಌ Je corrige LuCy-Wiinry
ಌ Je suis la bêta-lectrice de Les-ecrits-de-Lassia

♪ BANNIERES EN TOUT GENRE ♪ 29/01/2016

♪ BANNIERES EN TOUT GENRE ♪

♪ BANNIERES EN TOUT GENRE ♪
♪ BANNIERES EN TOUT GENRE ♪
♪ BANNIERES EN TOUT GENRE ♪
♪ BANNIERES EN TOUT GENRE ♪

♪ NEWSLETTER ♪ 23/01/2015

Tu as lu un chapitre d'une fiction, ou simplement un écrit, et il te plaît ? Tu souhaiterais donc être prévenu(e) de la suite ? Pas de problème, tu es au bon endroit !

Places illimitées pour tout ! Je demande un commentaire constructif sur chaque chapitre ou Os dont je vous ai prévenu ! Même si il est négatif ; Au bout de 5 préventions sans commentaire, vous serez supprimé de la liste, donc si vous êtes absents pour x ou y raisons, prévenez-moi, merci !

Pensez à prévenir si vous changer de pseudo ou autre, parce que je ne cherche plus les liens morts, si il y en a un de mort, il sera retiré, même si vous continuiez à lire ! Je peux paraître méchante, mais je ne préviens pas pour rien, c'est du boulot mine de rien, donc je remercie tous ceux dans ce cas présent qui le feront !


Ensemble -

Beautiful-romance-anime || Nalupowalove || Toi peut-être ?


Natsu & Lucy -

elecim57100 || Toi peut-être ?





Fairy Tail -

ErzaFyctions || Toi peut-être ?




One Piece -


ErzaFyctions || Toi peut-être ?


Fictions -

Toi peut-être ?


Fairy Tail -

Stinglu-Nalu-fan || Toi peut-être ?


Into the Game -



Prisonnières -

Toi peut-être ?


Diabolique -

Toi peut-être ?

One Shot -

Toi peut-être ?


Fairy Tail -

Toi peut-être ?

29/01/2016


ಬ ÉCRITS A PLUSIEURS CHAPITRES -

♪ INTO THE GAME - PROLOGUE ♪ 13/12/2015

I  N  T  O      T  H  E      G  A  M  E   -
♪ INTO THE GAME - PROLOGUE ♪

Prologue -


     Une épée qui fend l'air. Du sang qui gicle, des éclats de voix violents. Tel était mon quotidien, un quotidien chamboulé par l'arrivée de ce jeu. Un jeu addictif, duquel je ne pouvais me passer.

     Encore un autre coup, une autre giclade de sang. Je n'avais jamais été très violente, ni même très joueuse ; mais ce jeu-là .. Défiait toutes les lois mathématiques et philosophiques que j'aimais apprendre par c½ur et les réciter devant mon professeur ébahi par tant de savoir dans un seul corps fragile.

     Les autres pouvaient bien me traiter d'intello', de fille à papa, et bien d'autres surnoms désagréables, je m'en fichais. Parce que sur ce jeu, j'étais la numéro un. La meilleure joueuse de tout les temps.

     Mais depuis quelque temps, un autre joueur avait fait son apparition, il était doué, très doué. Presque autant que moi. Et malgré toute ma détermination et celle de mon personnage, il m'est déjà arrivé d'être en difficulté face à lui. Bien que j'eus toujours repris le dessus quelques secondes plus tard, je m'en souvenais comme d'un échec cuisant. Un échec que beaucoup se plaisait à me rappeler.

     Aujourd'hui encore, je profitais de mon week-end de libre afin de monter ma barre d'expérience. Le niveau maximal était de 80, mais afin de monter plus vite au niveau 81 lors de la prochaine mise à jour, il fallait bien que je remplisse ma barre d'expérience.

     Un mouvement sur mon radar me fit cesser toute activité. Je braqua mes yeux bruns sur ce dernier. Il était là .. Juste à gauche de moi. Un coup d'oeil sur le chiffre au dessus de la tête de son personnage, et je savais tout de lui. Son personnage se nommait Zeref, il avait choisi un mage occulte et il était niveau 79. Attendez .. 79 ?! Impossible ! Hier encore, il n'était qu'au level 70 !

     Une lumière verte l'entoura et ce que je redoutais arriva. Il passa level 8o sous mes yeux ébahis. Jamais personne n'était aller au delà du niveau 70 avant lui et moi. Une notification apparu dans le coin supérieur de mon écran, je fis glisser ma souris jusqu'à elle et cliqua.

     Peut-être n'aurais-je jamais du ouvrir ce message, mais le mal était fait et la curiosité d'ouvrir cette notification était trop grande. Secouant mes longs cheveux blonds, je la lue rapidement.


<< Eh bien Mavis .. On se ramollit ? >>


TO BE CONTINUED -


♪ INTO THE GAME - PROLOGUE ♪
Le mot de l'auteure -
Voilà, après tant d'attente il est enfin sorti ! Ce n'est que le prologue parce que pour tout pleins de raisons personnelles, à commencer par la première S, je ne voulais pas mettre un premier chapitre entier baclé et finit trop rapidement. Avis ? Commentaire ?
A la prochaine ~

10/03/2016


ಬ ÉCRITS PLUTÔT LONGS -

♪ VAGABOND ♪ 19/02/2016

♪ VAGABOND ♪


♪ VAGABOND ♪
V A G A B O N D
                                
♪ VAGABOND ♪



     Dans ma vie, je ne connaissais que la solitude.
     Et la douleur des pertes.
    C'est pour cela que j'ai commencé à voyager dans le monde entier, sans jamais prendre racine. J'étais un homme recherché aussi. Toujours marcher, encore et encore. S'arrêter signifiait s'attacher, se faire jeter, souffrir. C'est ce que je pensais. Jusqu'à ce que je la rencontre elle, en fuyant mes poursuivants.
     Jusque là, mes pas m'avaient guidé, et jamais je n'eus cherché à les interrompre. J'allais là où le vent me portait, comme un oiseau se laisse emporter par le zéphyr. Parfois, il m'arrivait de m'arrêter, d'observer l'endroit où je faisais halte, et, dans ces moments-là, de penser à ma vie passée. Autrefois, j'étais un compte réputé, l'argent coulait à flots, la chance me souriait. Mais cela a basculé le jour où - pour sauver ma peau de gardes corrompus - je dû en tuer un. Malgré mes nombreuses supplications et explications, le peuple n'a jamais rien voulu savoir, et je fus mis en prison. Grâce à Dieu, un garde - qui m'était resté fidèle - me fit sortir de cette endroit insalubre.
     Je me souviens encore de cette journée où mon peuple m'a jeté en cellule, ce jour où ma vie a basculée.
     Un villageois était entré dans ma demeure, les gardes l'avaient laissé passer, j''en ai été étonné d'ailleurs. J'ai appris plus tard qu'ils avaient été achetés par le villageois en question. Cet homme n'avait qu'un but : celui de mettre fin à mon confort durement acquit au fil des années de travail intensif que j'avais fourni. Il n'a pas eu de difficultés à arriver jusque dans mon bureau privé, une arme à la main. Par réflexe, j'ai sorti la mienne, et nous nous sommes battus. J'avais plus de techniques, donc par logique, je devais gagner et le remettre à sa place. Je n'avais juste pas prévu que l'homme fusse accompagné de deux gardes du corps suffisamment bons en escrime pour me mettre dans une sale situation. A force de coups en douce et de techniques, je réussi à en mettre un à terre, et le traître s'est lâchement enfui. Cependant, le dernier garde s'est avéré plus coriace que prévu, et j'ai dû le transpercer de ma lame afin de rester en vie. L'homme est revenu peu de temps après - avec d'autres villageois du bourg d'en bas du mont, et les autorités locales. Le sang impur couvrait encore le métal de mon arme. J'ai alors tenté de parlementer, mais je n'eus pas le temps d'essayer d'avantage, que je me fis assommer par une jeune femme - j'appris plus tard qu'elle était la femme du garde mort - que je n'avais pas entendu passer derrière moi.
     Les mois ont passés, et moi je croupissais dans ma prison - quelle ironie du sort n'est-ce pas ? Je maudissais le ciel de ne pas m'avoir envoyé de soldats ailés - comme tous à mon époque, la religion avait une place très importante dans notre quotidien. De l'eau et du pain dur, accompagné les dimanches d'un bout de fromage verdâtre, voilà mon repas. Mais je m'en contentais. En effet, j'avais entendu dire que mon procès n'allait plus tarder, alors j'espérais que le mode “Bonne conduite” les adouciraient quelque peu. J'ignorais alors à quel point je me trompais. Si je pouvais revenir dans le passé, j'aurai manger plus - en prévision de ma fuite imminente.
     Un matin - un lundi d'après le journal coincé dans sa ceinture - un homme brun, grand et armé, est entré dans mon logis de pierre. Il m'a lancé un ordre dans une langue que je ne connaissais pas et a fini par perdre patience. Il m'a alors empoigné sauvagement le bras et m'a lancé hors de ma cellule, là où m'attendait un autre homme, chauve cette fois-ci. Mais celui que j'aurai souhaité ne jamais voir, fut celui du fond, à demi caché dans l'ombre. Malgré la noirceur qui régnait en face de lui, je distinguais nettement la grande hache à double tranchant qui stagnait dans son dos. Un bourreau. Mon bourreau. J'ai su à cet instant précis qu'il me fallait un miracle pour m'en sortir, un miracle c'est peu dire. Je me souviens avoir prié encore et encore, jusqu'à ce que j'arrive sur la grande place du marché, où une estrade de bois avait été installée pour l'événement. Je me rappelle encore l'odeur de mort qui y régnait, et je me suis alors souvenu combien de gens j'avais envoyé croupir sur cette même estrade. La peur me nouait le ventre, tandis que je sentais le goût âcre de la bile au fond de ma gorge. Ne pas vomir, pas maintenant, pas là, pas devant eux. Ça leur ferait trop plaisir.
     Un regain de courage et d'énergie me fit me relever - jusque-là j'étais accroupi dans la terre. Surplombant toutes ces personnes venues assister à la mort de la seule personne capable de leur donner un peu de nourriture et d'argent, j'en aperçu quelques uns qui versaient des larmes. Des larmes ? Mon peuple pleurait pour le monstre qu'ils allaient voir mourir ? Sur ma droite, un mouvement. Rapide, fugace comme l'éclair. Mais suffisant pour que je le vois. Un homme. Le seul homme que je connaissais capable de se déplacer aussi vite faisait parti de ma garde personnelle, un homme en qui j'avais toute confiance, et un homme qui me fusse resté fidèle jusqu'à la mort. Cet homme avait un prénom foudroyant, plein d'impact sur les lèvres autour de lui. Surnommé l'éclair fou, Luxus Dreyar était le meilleur élément que je n'eusse jamais entraîné. Depuis qu'il avait l'âge de tenir une arme entre ses mains - huit ou neuf à notre époque - je l'avais entraîné moi-même, et à force, il me vouait une fidélité sans limite. Le seul fait de le savoir ici me remplissait d'espoir, il allait me sauver, j'en étais sûr.
     Trois pas me séparait de mon meurtrier. Deux pas. Plus que un. Puis un éclair, une arme qui s'enfonce jusqu'à la garde dans son corps, je voyais scintiller le bout de la larme argentée en face de moi. La personne qui venait de me sauver apparue une fois le corps encore chaud de l'homme à la hache tombé au sol. Un sourire étira mes lèvres ensanglantées à force d'être mordues par l'impuissance. Des cheveux blonds comme les blés, dressés en épis sur une tête carrée d'homme grand et musclé. Un mèche retombant en trois parties pointues sur un visage barré d'une cicatrice particulière. Cette cicatrice. Celle que je n'espérais plus, elle était enfin là. Le salut que j'avais prié Dieu de m'envoyer était arrivé. Pas sous la forme d'un ange vengeur, m'attrapant au vol et m'emmenant au ciel, plutôt sous la forme du Diable en personne, dont la noirceur n'était plus à débattre. Sous mes ordres, de nombreuses personnes que je jugeais mauvaises étaient passées au fil de son épée. Luxus Dreyar, mon sauveur était arrivé.
     Je me souviens encore d'une dernière chose avant le black out total de ma mémoire, celle d'un homme criant au scandale, puis de sa tête qui explose, sûrement Luxus qui est passé par là. Après c'est le noir. J'ai juste eu le temps de sentir mon corps être soulevé que je me suis évanoui. J'ai appris à mon réveil que j'avais été drogué. Ce qui explique cette perte de conscience que j'avais subi. L'éclair m'a ensuite expliqué qu'il avait eu vent de mon emprisonnement, et qu'il avait passé cette année complète où je fus mis sous les verrous pour élaborer un plan digne de ce nom qui ne raterai pas. Bien lui en prit, je suis dehors. Blessé, affamé, recherché, mais dehors. Bon son plan a pas si bien réussi que ça en fin de compte.
     Depuis je vole de la nourriture, je dors un peu partout, principalement dans la forêt ou les maisons inhabitées, je tente de survivre, tout en échappant à mes poursuivants du jour. Oui décidément, je n'ai pas très bien réussi mon coup. Mais je tiens bon, un jour, je sais que je rentrerai en héros, en ayant fait éclater la vérité sur mon procès, auquel je n'ai même pas eu le droit d'assister de plus ! C'est comme ça que j'ai compris que s'arrêter dans une ville, c'était forcément s'attacher à quelqu'un et en souffrir. C'est là que j'ai décidé de laisser tous ces gens derrière moi, de continuer à avancer sans eux. J'ai seulement emporter Luxus et un autre garde fidèle, Grey Fullbuster, puissant soldat maniant les poignards, les dagues et toutes autres armes de lancers ou épées courtes comme personne. Avec eux, j'étais au moins sûr de ne pas tomber entre les griffes des comtes avoisinants. Nous sommes alors partis sur les routes, suivants nos pas et le soleil.
     Cependant, une embuscade que nous n'avions pas prévue nous enleva mon deuxième soldat et blessa le premier. Grey mort, il ne me restait que Luxus, salement amoché je dois dire. Plus d'une fois, il m'avait supplié de fuir, de sauver ma peau, mais j'ai refusé. Après tout, qui abandonne un ami cher dans une situation pareille hein ? Nous nous sommes arrêtés dans un petit village charmant, tranché en deux par une rivière, sans aucuns ponts cependant, plein de fleurs, et surtout, avec une population séparée en deux parties ; du côté droit de la rivière, les femmes et les enfants, de l'autre les hommes. D'après ce que j'ai compris de leur histoire, ils ne se retrouvent qu'une fois par an, laquelle date les hommes tentent de se reproduire avec une femme et alors elle repart, le plus souvent enceinte. Sinon, eh bien, elle attendra l'année suivante pour avoir un enfant à chérir.
     Un bien curieux village, dans lequel je fus forcé de faire halte, voulant soigner mon précieux servant de la mort qui lui tendait les bras. Malheureusement le sort s'acharnait sur nous, et nous nous trouvâmes du côté féminin de la ville. Toutes nous huèrent, toutes nous détestaient car nous étions des hommes. Cruelle ironie du sort ou juste coïncidence ? Je ne saurais le dire.
     Cependant, une porte s'ouvrit. Nous étions alors aux abords de la ville, dans le noir le plus complet, mon ami se vidait lentement de son sang malgré ses dires emplis de courage et d'espoir. De cette porte - symbole de lumière et de rédemption - en sortit une jeune femme. Belle, grande, certainement mannequin dans une autre vie, des cheveux plus purs encore que le plus beau des diamants, plus longs encore que son torse bombé par une poitrine imposante, et des yeux semblables à la mer la plus calme, comme lavés de toute cruauté du monde. Enserrée dans une longue robe parme, aux pans de la jupe large, au corset emprisonnant ses seins certainement voluptueux - à la façon dont ils ressortaient. Le vêtement était agrémenté d'un joli noeud rosé, ramenant les pans du haut de la femme sur son coeur.
     Plaquant un doux sourire sur ses lèvres, elle s'approcha de nous. Je remarqua alors qu'une de ses mains à la peau laiteuse était cachée dans son dos. Un frisson me prit. Comptait-elle nous achever ? Avait-elle vu l'état déplorable dans lequel j'avais mit mon plus précieux soldat ? Arrivée à notre hauteur, elle s'agenouilla près du blessé blond, et sortit sa main. Quelle ne fut pas ma surprise en apercevant une trousse de premiers soins dans celle-ci. Avait-elle l'intention de le sauver ? Elle allait sûrement demander quelque chose en retour, une aura maléfique tournait autour d'elle. Levant ses prunelles sur moi, elle me demanda si j'acceptais qu'elle s'occupa de l'homme allongé près d'elle. Ne sachant plus quoi faire pour lui, j'acceptai. Ses mains agiles parcoururent alors le corps de mon sauveur et elle décela rapidement la blessure la plus grave, celle du ventre. Elle s'affaira aussitôt sur cette dernière, la lavant, retirant les pans de chairs mortes, et bandant le tout du mieux qu'elle pu.
     Se relevant, elle nous conta alors qu'elle avait été curieuse de nous voir ainsi débarquer devant sa ruelle, elle qui n'avait jamais vu d'hommes de sa vie. En effet, elle nous apprit qu'elle était vierge, et que par conséquent elle n'avait encore jamais participé à ce fameux jour de plaisirs partagés. Pour cause, elle était considérée comme une démone, envoûtant tous ceux qui la croisait. Plus qu'une démone, une succube venant des Enfers, chargée d'une mission par Lucifer en personne. Balivernes, qu'elle disait. Elle n'était rien de plus, rien de moins qu'une pauvre fille perdue dans ses propres jupons, qui ne savait rien du monde extérieur.
     Elle nous conduisit jusqu'à chez elle, nous faisant passez par des ruelles sombres, pour éviter tous malentendus. Une fois sur place, elle ouvrit sa porte qu'elle avait laissé déverrouillée, alluma la lumière et nous installa dans le salon. Elle partit chercher des couvertures et des oreillers et revint avec le tout chargé dans ses bras. Luxus - qui à présent allait beaucoup mieux et qui avait reprit des forces - se jeta presque sur elle pour la décharger, à croire que le diable habitait son corps. Lui qui d'habitude était si calme, si posé, le voilà complètement fou devant cette créature idyllique. Il déposa un duvet et un polochon sur le canapé, à mon intention il me semblait. Lui-même partit dormir avec la belle nacrée.
     Le lendemain, après des embrassades fugaces qui durèrent jusqu'à midi - et qui me laissaient croire qu'ils n'avaient pas que dormi le petit blondinet et la soit-disante vierge - nous pûmes nous mettre en route. Seulement, elle avait décidé de nous accompagner, de suivre l'élu de son c½ur. Elle nous suivit donc jusqu'à la prochaine ville, à bien deux journées de marches de son village d'origine. Deuxième surprise de la journée, ils s'installaient là. Luxus Dreyar, celui qui m'avait sauvé la vie à maintes reprises, celui dont on pensait qu'il était homosexuel et par la même occasion en couple avec le cuisiner du palais Fried Justin, s'installait avec une sublime femme. Mais je n'eus pas - et je n'aurai sans doute jamais - le courage de lui dire à quel point j'étais heureux pour lui et pour elle.
     Je suis ensuite reparti sur les routes, n'écoutant que mon c½ur, voguant, le sac plein de provisions que Mirajane - parce qu'elle s'appelait Mirajane Strauss nous a-t-elle dit - m'avait confié. Soit disant, il me servirait plus à moi qu'à elle désormais. Elle n'avait pas tord cela dit. Enfin, j'ai donc marché, encore et encore, sans jamais m'arrêter, et j'ai fini par changer de pays. A l'époque pas de douanes, on passait librement. Je me serai attendu à ce qu'il y ait des contrôle vu que j'étais recherché, mais non. Rien. Seule l'ombre d'un pays inconnu m'attendait. La cape flottant derrière moi, le capuchon visser sur mes cheveux bleus, le tatouage rouge que je possédais de naissance - de ma défunte mère m'a-t-on dit - caché dans l'ombre, je traversai alors la frontière, allant vers mon destin.
     A force de marcher sans pause, mes jambes ont fini par lâcher, par exiger du repos. Elles ont exigé leur pause près d'un village se nommant Magnolia - d'après la pancarte tout du moins. De là où je m'étais arrêté, je voyais la charmante petite ville, séparée par une rivière, mais ponctuée de ponts divers cette fois-ci ! Pas une deuxième fois, non merci. Prenant alors le temps de me désaltérer, j'eus à peine le temps de sentir l'air passer plus rapidement sur ma joue droite, qu'une violente douleur éclatait sur cette dernière. En regardant devant moi, je vis une dague - qui m'avait certainement effleuré - tremper dans l'eau claire du matin glacial.
     Exécutant un parfait mouvement contrôlé, je sortis un poignard de ma botte en me retournant, m'attendant à voir un soldat armé ou je-ne-sais-quoi-d'autre de semblable. Sauf qu'à la place d'un solide guerrier en armure, ce fut plutôt une guerrière. Mais sans armure. Juste de la colère dans ses prunelles marrons. Ses longs cheveux pourpres volaient librement, au gré de la brise qui s'était levée. Je pu d'ici sentir l'odeur de fraise envoûtante qui s'en dégageait. Malgré l'énervement que je lisais dans ses orbes terre de sienne, je lui adressa un sourire léger, aussi léger qu'elle en avait l'air. Ses traits se décrispèrent, elle sembla se calmer. Elle s'approcha lentement de moi, récupérant ainsi son arme, le replaçant dans l'encoche prévue sur sa ceinture et me fit face.
     Qu'elle était belle ainsi. Même la compagne blanche de mon précieux pion n'était pas aussi belle. Ou peut-être était-ce parce que je préférais nettement les femmes solides comme elle ? Je n'eus pas le temps de tergiverser plus qu'une opulente poitrine vint se placer devant mes yeux. En relevant ma tête vivement - rejetant ainsi mon capuchon en arrière, découvrant par la même occasion mon visage à cette belle inconnue - je m'aperçu qu'elle s'était penchée vers moi. Tendant ses fins doigts vers ma joue droite, elle effleura la trace de la même couleur que sa chevelure traînant derrière elle. Je cru lire de la culpabilité dans son regard. Culpabilisait-elle de m'avoir blessé sans raison ? Peut-être. Elle était peut-être bien gentille finalement. Dans un murmure, elle me demanda si j'allais bien, je lui répondis par l'affirmative, que ce n'était qu'une égratignure. Elle paru sceptique, mais ne rajouta rien - pour mon plus grand plaisir.
     Prenant conscience d'où j'étais, après un long moment d'absence, je rejeta sa main en arrière, loin de moi et me releva précipitamment. Je vis son regard lourd de reproches peser sur mon dos couvert par la longue cape qui ornait ma tenue de fugitif. Je partis comme le fuyard que j'étais, sans un regard en arrière.
     Bien des jours après, alors que je faisais halte près de la capitale, mon ouïe entendit une branche craquer. Aussitôt sur mes gardes, je me retourna prestement, une incroyable sensation de déjà-vu me tiraillait le ventre.
     Le rouge envahit mes pupilles. Le rouge de sa chevelure. Mais que diable faisait-elle ici ? Celle qui m'avait laissé partir sans me dénoncer - enfin c'est ce que je supposais car je n'ai eu aucun garde à mes trousses suite à notre rencontre brutale. Un regard inquisiteur et elle rougit subitement. Était-elle gênée de s'être faite prendre ? Ou simplement essayait-elle de me berner ? Si c'était le cas, eh bien, elle réussissait bien, très bien même ! Un soupire passa la barrière de chair que formait mes lèvres. Elle leva son regard noisette, et le plongea dans mes yeux verts. Un simple sourire se forma sur sa fine bouche rosée. Un deuxième soupire se fit entendre venant de moi.

<< Je veux venir avec toi. >>


     Sa phrase me choqua. Une voix si féminine, si belle, prononçant ses mots-là ? Impossible !


<< La seule vie que je peux t'offrir est celle d'une fugitive. En es-tu consciente ? >>


    Les mots étaient sortis sans que je l'ordonne, mon corps agissait tout seul face à cette splendeur de la nature.


<< Cela me convient. Je m'appelle Erza. >>


     Un simple sourire encadrait sa réponse.


<< Jellal Fernandes. Tu n'as pas de nom ? >>


     Décidément, cette femme m'intriguait de plus en plus.


<< Mes parents sont morts avant de pouvoir me le conter. Et personne au village ne nous connaissait. Rosemary est un peu mon village d'adoption. >>


     Sans le vouloir, mon cerveau se mit à tourner à plein régime. Je pouvais lui donner un nom après tout. Non. Je le voulais. Je l'examina de plus près. Un corps sublime, des courbes là où il faut, sans en avoir trop et devenir l'une de ses femmes horriblement atroces à regarder. Des yeux terre de sienne magnifiques, et une chevelure aussi rougeoyante que le feu. Rouge hein ? Rouge comme la couleur ..


<< Scarlet. >>


    Je vis son air surpris. Ah .. J'ai du prononcer la fin de mon raisonnement à voix haute. Je tenta alors de me rattraper.


<< Scarlet, comme tes cheveux. Ça te va bien. >>


    Elle sembla réfléchir quelques secondes, testa son nouveau nom sur le bout de sa langue puis parla enfin.


<< Erza .. Scarlet. J'aime bien. >>


   Un sourire se forma automatiquement sur mes lèvres, sourire qui se répercuta sur les siennes peu de temps après. Un cri de soldat me fit sortir de ma torpeur. Je lui attrapa la main et l'emmena à ma suite dans ma course effrénée.

Au fond de mon esprit, j'entendis une petite voix, cette petite voix qui vous conseillait dans tous vos moments de doute, mais celle-ci avait le timbre de voix d'Erza et me chuchotait une unique phrase.

<< Est-ce si mal de s'attacher à une personne ? >>



3833 mots.
♪ VAGABOND ♪
Le mot de l'auteure -
Alors, ce One Shot est écrit pour le thème "Voyage" de FairyMonths. J'avoue que j'ai eu un peu de mal à l'écrire, car je voulais faire un écrit avec le moins de paroles possibles, et j'ai l'impression que la fin est naze, trop rapide, bref ratée. Dites-moi ce que vous en pensez !
Bye ♥

♪ ESPRIT PRISONNIER ♪ 31/08/2017

♪ ESPRIT PRISONNIER ♪


♪ ESPRIT PRISONNIER ♪
E S P R I T     P R I S O N N I E R
♪ ESPRIT PRISONNIER ♪
 



      Prisonnière. Voilà un mot qui me décrit avec précision. Mais prisonnière de quoi me demanderez-vous ? Pas d'un monstre hideux aux crocs acérés, désireux de dévorer ma personne ; pas non plus d'un sorcier maléfique voulant s'approprier mes pouvoirs destructeurs.

          Non, rien de tout cela. Je suis prisonnière d'un corps trop fragile pour encaisser la moindre attaque, trop frêle pour partir seule à l'aventure comme je le souhaiterai, enfermée dans un esprit trop détruit par les souffrances passées pour marcher seul sur le chemin de la vie. Le pire, d'après moi, c'est que je sois prisonnière d'une petite imbécile, que, malgré moi, je me suis mise à apprécier -à aimer dirait-elle.

        Une voix me sort de mes profondes pensées, ça ne peut être qu'elle, après tout, je suis elle. Sa voix agaçante me fait grimacer, d'après ce que j'entends, elle est en train de crier. Encore. Comme tous les matins après tout.

       La voix se calme, elle se fait plus douce, plus légère ; mais je ne parviens pas à déchiffrer ce qu'elle raconte. Je décide alors de m'immiscer dans son corps, afin de prendre le contrôle, de voir et d'entendre grâce à ses yeux et à ses oreilles. Elle me laisse faire, comme d'habitude, trop fragile pour résister, mais alors que j'avais presque atteint mon but, je réussi à peine à entendre un nom dissimulé dans un sourire, qu'une vive douleur me traverse de part en part, me forçant à m'échapper dans son esprit.

      C'est bien la première fois que ça arrive. Cette sensation, je l'ai déjà ressentie, lorsqu'elle se battait à ses côtés, une sensation de chaleur intense, comme un brasier ardent qui surgirait de nulle part, dévorant tout sur son passage. Sa voix me sort de la contemplation de mes blessures, c'est très étrange mais j'ai l'impression  qu'elle me parle, que je suis la cible de ses paroles.
 
<< Natsu, laisse. Ce n'est pas un démon, c'est simplement Aquarius qui s'ennuie. >>

       Mes lèvres s'étirent sans que je le veuille, un sourire se fige sur mon visage radieux. Elle sait que je suis là, elle a quelqu'un pour la protéger du monde, des souffrances, et même de son avenir.

      Lentement, je ferme les yeux, j'ai froid d'un coup. Mais je sais que ce n'est que temporaire. Même si je disparais de ce monde pour un temps, elle finira par retrouver ma clef et me rappeler à elle, cette idiote blonde.

      Et tandis que mon esprit se refroidit et que je retourne dans le monde des esprits pour peut-être des mois voire des années, je murmure une dernière phrase, que même si elle n'entend pas, je sais que lui oui.

<< Veille sur Lucy petit dragon de feu .. >>



483 mots.

♪ ESPRIT PRISONNIER ♪
Le mot de l'auteure -


Que dire de ça ? C'est de la bonne merde.

En fait, j'ai retrouvé ce machin dans mes cours de première S, écrit à l'arrache en maths parce que je m'ennuyais. Je l'ai remanié un peu, corrigé et écrit, et puis posté.

Si c'est un peu flou, c'est fait exprès, je voulais embrouiller les lecteurs. Et puis, je voulais que Aquarius soit pas vraiment disparue, je voulais faire en sorte qu'elle reste auprès de Lucy parce qu'elle s'inquiète et que quand elle découvre qu'elle est protégée, bah elle accepte de partir et d'attendre que Lucy retrouve sa clef.

J'espère que ça t'a plu, la bise sur ta fesse droite,

Arhokh ♥

♪ PEUR ♪ 31/08/2017

♪ PEUR ♪
 
 
♪ PEUR ♪
P E U R
♪ PEUR ♪







Noir. Sombre. Peur. Trois mots, un sens. La Peur est Sombre comme le Noir. Tu te souviens, hein Natsu .. ? C'est ce que tu m'as dis ce jour-là, le jour où tu as sombré dans tes cauchemars, le jour où elle est venue te sortir de tes peurs, celui où tu as emprunté un chemin de lumière à ses côtés.


Aujourd'hui, tu étais inquiet. Mais je ne sais pas pourquoi. En fait, à bien y réfléchir, toute la guilde est inquiète ; même si un sentiment de confiance et de fierté déborde de toi et du Maître. Je ne comprends pas, vraiment pas. Ils disent toujours que je suis trop jeune, et c'est vrai ils ont raison, je n'ai que sept ans après tout.


Plus la journée passe, et plus je désespère à l'idée que tu m'as laissé seul. Un cri surgit de derrière les portes, puis un pied vient l'enfoncer pour la briser et l'envoyer voler au fond de la guilde. Tu es là, enfin. A peine un grand sourire vers moi, ton ami de toujours, que tu repars te battre avec Grey, sans doute a-t-il dit une provocation idiote, encore une fois.


J'étends mes ailes blanches, j'ai envie de voler d'un coup. Voler est la meilleure sensation au monde. Je descends du bar sur lequel je grignotais un poisson gracieusement offert par Mirajane, et je traverse la guilde en me servant de mon agilité pour éviter les coups.


Lorsque je passe les portes -enfin, le trou béant désormais-, une sensation étrange me prend. On dirait de la nostalgie, ou bien plutôt .. De la peur. Oui, c'est ça, de la peur. J'ai peur. Peur qu'il me laisse, peur qu'il me remplace. Et j'ai besoin d'être rassuré, besoin d'un contact maternel. Et la seule que je considère le plus comme ma mère, c'est elle. Elle-même qui t'a sorti de ta solitude, de tes peurs et de tes angoisses.


Je décolle et vole tranquillement jusque chez elle. Son appartement est spacieux, même lorsque nous nous invitons -ce qui est très souvent à vrai dire. je ne prends pas la peine de sonner, je passe simplement par la fenêtre, pour la découvrir assise en face, sur un fauteuil à bascule, une tasse -de ce qui semble être du thé d'après l'odeur des plantes- dans les mains.


Elle a un grand sourire sur son visage, ses yeux ont un éclat de rire, j'ai cette étrange impression qu'elle m'attendait. Ses lèvres bougent, forment des mots, puis des phrases.


<< Bonjour Happy. Tu n'es pas venu seul depuis longtemps. Tu m'as manqué tu sais, j'ai cru que tu ne m'aimais plus. >> dit-elle en faisant la moue, comme peinée par ses propres paroles.


En un an de séparation, sa voix n'a pas changé, quoique si en fait. Un peu plus usée. Comme si elle avait beaucoup parlé. Je me pose doucement sur ses genoux, et presque instinctivement je recherche sa main. Elle la pose sur ma fourrure et la chatouille doucement.


Je regarde alors son ventre. D'habitude si plat -elle fait très attention à sa ligne aussi-, il est maintenant gros. Et rond. Je sens aussi l'odeur de Natsu partout sur elle, particulièrement à l'intérieur de son ventre, comme si il y avait quelque chose appartenant à Natsu à l'intérieur.


<< Dis, pourquoi tu es si grosse ? >> je demande impunément, sans chercher à être discret.


<< Hum, et bien, tu vois .. Comment dire .. >>


Elle semble chercher ses mots, ce qui ne lui arrive pas souvent. Peut-être cherche-t-elle les mots les plus simples pour moi ?


<< Je vais avoir un bébé. >> dit-elle simplement, sans chercher plus longtemps. << Une mini-moi en quelque sorte. >>


La peur prend le dessus. Je sais ce qu'est un bébé, et ça expliquerait beaucoup de choses ; mais j'ai vu nombre de familles préférer un enfant à un autre. Est-ce qu'elle compte me laisser ?


Elle se penche vers moi, ses longs cheveux m'effleure les oreilles, les faisant bouger dans tous les sens. Je sens la présence du Natsu derrière elle, nous berçant d'un regard chaud. maintenant que j'y pense, elle porte son écharpe. Doucement, elle murmure.


<< Notre enfant ne te remplacera jamais Happy. Tu es mon bébé et tu le resteras toujours, quand bien même tu aurais quarante ans. >>


Une douce chaleur emplit mon c½ur, ses mots me touche, me vont droit au c½ur, elle a su deviner mes plus sombres pensées et les chasser. Comme une mère. Parce qu'elle est ma mère.


<< Loushy .. >>






786 mots.

♪ PEUR ♪



Le mot de l'auteure -

Deux pour le prix d'un ! Et c'est encore une feuille retrouvée dans mes cours, réarrangée, parce qu'elle ne dépassait pas les 200 mots à la base. Je l'ai améliorer et postée ici.
J'adore faire des centric sur des personnages qu'on ne fait jamais, genre les Esprits ou Happy. J'ai toujours pensé qu'Happy pourrait se sentir abandonné avec un enfant en route, et ça m'a amusée à l'écrire ici.
Bref, j'espère que ça t'a plu, la bise sur ta fesse droite, tout ça tout ça.
Arhokh ♥